Cellulite, graisse…et autres joyeusetés 100% féminines

Et si, au lieu d’haïr le moindre petit bourlet qui dépasse de notre jeans et par extension de nous haïr nous-même, nous essayions un instant de le comprendre ce foutu corps qui n’est jamais assez parfait.

A l’adolescence, les hormones se déchaînent à l’intérieur et ça se voit à l’extérieur…
Le cerveau est le premier touché. Nos neurones sont stimulés ce qui accroit notre sensibilité. L’adolescence est une étape critique de grande fragilité où notre personnalité devient méconnaissable. (Et il n’y a pas que nos parents qui s’en souviennent!)

Elles induisent aussi l’accumulation de tissus graisseux dans nos seins, nos hanches et nos fesses. Entre le premier cycle menstruel et nos 18 ans, nous fixons environ 4,5kg de graisses !
Fragilisées au niveau psychique, nous nous voyons grossir à vue d’œil ! Perdues, à la recherche de repères, nous nous retrouvons face aux corps sculptural des femmes parfaites ! Ce n’est pas pour rien que la plupart des troubles alimentaires se déclenchent à l’adolescence…

L’injustice
Comme si ça ne suffisait pas, il nous faut faire face à nos copains du même âge. Car pendant que notre corps à nous enfle de tous les côtés, le leur grandit et se muscle. Ils sont fiers de leur virilité nouvellement acquise et ont l’air de trouver les différences entre nous extrêmement amusantes.
Notre corps de femme contient une masse graisseuse moyenne de 27 % alors que le leur se contente de 15%.

Pourquoi toute cette graisse ?
Le rôle principal du tissu graisseux est la réserve énergétique. Chez une femme de corpulence moyenne pesant 65 kg, le poids total de graisse est de 9,75 kg, soit une réserve confortable de 75000 kilocalories. La Nature, se préoccupant plus de la survie de l’espèce que de nos critères de beauté, veut s’assurer que notre corps aura assez d’énergie pour fabriquer et allaiter des petits humains.

La cellulite privilège féminin
Si, en faisant preuve d’abnégation, on peut comprendre pourquoi nous avons besoin de plus de graisse. Après tout, la survie de l’humanité en dépend ! Dame Nature aurait quand même pu nous épargner la cellulite !
Pour bien comprendre la structure du tissu graisseux, imaginons un sac en macramé rempli de ballons de baudruche.
Les ballons symbolisent les adipocytes et les cordes du sac, le réseau fibreux. Plus les ballons se gonflent et plus le sac se rempli. A un moment, les cordes du sac ne savent plus se tendre. Si les ballons continuent de grossir, ils se boursouflent à la surface du sac. L’aspect boursouflé de notre peau, est appelé cellulite.
La cellulite n’est pas forcément liée à une surcharge pondérale. Une femme mince peut avoir un réseau fibreux très serré et le peu de graisse contenue dans ses adipocytes se marquera à travers les mailles.
Les adipocytes, comme les ballons, ont une très grande capacité d’expansion. Ils peuvent multiplier leur taille par 10 si les apports en énergie sont trop importants.

Là où la nature nous a bien eues, c’est que, non seulement elle nous a donné plus de tissus graisseux que les hommes, mais qu’en plus, elle les a arrangés différemment !

En effet, le réseau fibreux est, chez nous les femmes, placé perpendiculairement à la surface de la peau. Si bien que, quand on pince notre peau, on voit apparaître des losanges, un peu comme le capitonnage d’un matelas. Chez l’homme, les fibres sont placées obliquement par rapport à la surface. Quand on pince leur peau, les fibres glissent donc les unes sur les autres, sans faire de capitons.
C’est vraiment trop injuste !

Etre conforme à tout prix ?
Les critères de beautés de notre époque nous imposent d’aller contre les élans naturels de notre corps. Ils nous imposent des diètes drastiques, des crèmes aux prix exorbitants et des larmes, beaucoup de larmes…
Si il est essentiel d’éviter les surcharges pondérales en faisant du sport et en mangeant sainement, c’est, avant tout, pour préserver notre santé ! Il ne faudrait pas l’oublier.
A l’heure où les régimes remplissent les rayons de nos magasins, n’oublions pas que corps et esprit ne font qu’un. La seule façon d’éviter l’effet yoyo, c’est d’avoir le courage de se poser les vrais questions : quel vide remplit la nourriture que j’ingère ? De quelles peurs conscientes ou inconscientes me protège cette graisse ?
Alors seulement, nous pourrons regarder les photos des mannequins et autres stars pour ce qu’elles sont ! Une tentative de manipulation !

1 commentaire sur “Cellulite, graisse…et autres joyeusetés 100% féminines”

  1. Anonymous

    Super article =D
    Tu explique super bien je trouve …