Agressive ? moi ? et alors ?

Vous êtes en rage ce matin ? Moi aussi ! J’avais décidé de jouer les supermamans et m’étais dévouée pour accompagner la classe de mon fils à la piscine. Il faut dire que l’institutrice avait démasqué ma facette « Saint Bernard » et commençait à l’utiliser. Comme mon coco n’était pas particulièrement emballé à l’idée d’aller plonger dans l’eau glacée, je savais que ma présence lui mettrait un peu de baume au cœur. C’est donc remplie de fierté à l’idée de me rendre utile que j’entrai dans la salle de classe à l’heure convenue pour le départ.

Mon enthousiasme est vite retombé quand j’ai vu arriver l’autre maman. Celle qui les avait amenés tous les autres jours à la piscine ! Celle que j’étais sensée remplacer ce matin ! Elle avait le temps et trouvait ça tellement sympa qu’elle avait décidé de venir aussi. La moutarde me monta au nez. Elle était en train de me piquer mon rôle de supermaman secours ! Elle me reléguait au rôle de celle qui n’a rien de mieux à faire un mardi matin que d’accompagner son fifi.
Si j’avais eu 3 ans comme ma fille, je lui aurais tiré la langue et aurais peut-être aussi décroché un de mes plus beaux coups de pied… Evidemment, je suis restée très digne et me suis concentrée sur l’essentiel : le sourire de mon fils.

Nous, les femmes avons aussi le droit d’être agressive et notre agressivité ne doit pas seulement être prise pour de « l’agressivité hostile », celle qui vise à faire le mal délibérément alors que celle des hommes serait de « l’agressivité non destructrice » qui leur donnerait de l’assurance et leur permettrait de réaliser leurs objectifs. [Henri Parens].
Faites le test suivant : Montrez la vidéo d’un bébé qui pleure à quelqu’un en disant que c’est un garçon, on vous dira qu’il est en colère ; si vous dite que c’est une fille, on vous dira qu’elle a peur ou qu’elle est triste. [Natalie Angier].

Nous, les femmes, avons des passés multiples. Nous sommes de vénérables primates et des hominidées revues et corrigées. Nous nous sentons attirées par les autres femmes, avons besoin de nous justifier auprès d’elles et de les impressionner, les fuyons, les renions, les voulons près de nous en cas de besoin. Nous savons nous tirer dans les jambes, quitte parfois à recourir à la violence mais nous pouvons également nous entraider. [Natalie Angier] Notre flexibilité est notre force !

Dans ce monde de mâles, notre solidarité féminine est vitale mais on a aussi le droit de crier et de se crêper le chignon pour prendre notre place. Nous avons le droit de crier quand nous sommes fâchées et pas seulement celui de pleurer…

Les petits mots sont ferm�s.